Le char de Vénus - Ecole française du XVIIe siècle

Huile sur toile
Au premier regard, notre tableau séduit par la grâce et la légèreté qui en émanent mais il n’en raconte pas moins une histoire.

A gauche, près de l’arbre de vie, une femme assise lève une cassolette dans laquelle brûle de l’encens. Près d’elle, un coffret ouvert contient des pièces, peut-être des bijoux, symboles de la richesse terrestre. Le vêtement rouge, la cassolette ardente témoignent de la nature passionnée de Vénus qui apparaît au centre du tableau sur un char tiré par deux colombes, ses oiseaux favoris. « Tous les oiseaux ne font des petits qu’une fois l’an, la colombe en fait en tout temps, c’est pour cette raison qu’elle est consacrée à Vénus » (Pierre-Henri Larcher, Mémoire sur la déesse Vénus). 
Aux pieds de la déesse, se trouve un ange noir qui enserre fortement un cygne, symbole de la « lumière mâle, solaire et fécondatrice » (dictionnaire des symboles, Jean Chevalier et Alain Gheerbrant). L’on aperçoit sur son flanc gauche un carquois et un arc posé à terre qui écarte tout geste de combat et s’impose au contraire comme un régulateur de la passion. Tandis qu’un ange blanc brandit une couronne de myrte, Vénus tend un cœur enflammé à un autre ange. Tout à gauche du tableau, une femme s’échappe avec la couronne de myrte.
Ce récit, en brouillant quelque peu les pistes entre mythologie et christianisme avec ange blanc et ange noir, nous conduit d’une Vénus terrestre assise, rayonnante dans la prospérité, à une Vénus de l’Amour, que la passion emporte.
La composition équilibrée, reprise d’une vision classique de l’Antiquité, affirme l’idée protectrice de l’amour. Un talisman en quelque sorte, un porte-bonheur à placer dans son foyer, dans une alcôve...

Nous avons choisi de souligner cette peinture avec une délicate baguette en bois sculpté et doré à décor Bérain de la fin du XVIIe siècle.
Dimensions : 38 x 79 cm – 47 x 89 cm avec le cadre

6 500 €
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