Anne Louise Bénédicte de Bourbon-Condé, duchesse du Maine – Ecole de Pierre Gobert

Huile sur toile. Ecole française de la fin du XVIIe siècle. Œuvre d’un suiveur de Pierre Gobert.
Portraiturée de trois-quarts face, la petite-fille du Grand Condé et épouse du fils légitimé de Louis XIV et de la Montespan est vêtue d’une robe de soie blanche cousue de fils d’argent. Sur les épaules, elle porte un lourd manteau de velours bleu au col de fourrure.
Et ainsi que la mode l’imposait dans l’articulation des XVIIe et XVIIIe siècle, la duchesse arbore la coiffure « à la Fontanges » parcourue de rubans dorés et de perles.
Enfin, les bijoux et la taille exceptionnelle de la perle poire qui tombe sur son front sont une véritable démonstration de richesse.

Nous avons choisi de vous présenter cette œuvre dans un délicat cadre français en bois sculpté et doré datable vers 1700.
Dimensions: 45 x 35 cm la vue – 50 x 41 cm avec le cadre

Pierre Gobert (Fontainebleau 1662 – Paris 1744) est un peintre français. Fils de Jean II Gobert, sculpteur, il entre à l'académie Royale de Peinture et de Sculpture le 31 décembre 1701 comme portraitiste. Très vite, il devient le peintre préféré des dames de la cour comme le montre le nombre important de portraits qu’il exécute à la fin règne de Louis XIV.

Anne Louise Bénédicte de Bourbon-Condé (Paris 1676 – Id. 1753) est la petite-fille du Grand Condé, Mademoiselle d’Enghien, puis Mademoiselle de Charolais, et enfin duchesse du Maine en épousant en 1692 le duc du Maine, fils bâtard de Louis XIV et de Mme de Montespan.
Peu encline à se plier à l’étiquette versaillaise, elle s’en affranchit dès que possible et crée, au risque de choquer, ses propres codes et sa propre cour au château de Sceaux. Durant toute son existence, la duchesse du Maine manifeste un vif intérêt pour les arts et pour les sciences, et elle est unanimement louée pour la justesse de son goût et de son jugement.

2 600€

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