Nature morte à la porcelaine de Chine – Attribuée à François Habert

Huile sur panneau de bois parqueté.

Véritable promesse, notre composition intimiste est l’expression d’un amour ardent. Telle une scène de théâtre inondée d’écarlate, notre nature-morte se déploie sur un entablement.

Le coquillage qui évoque la fécondité, les abricots qui renvoient à la texture de la peau et à la sexualité, et surtout l’abondance de cerises gorgées de jus sont autant de démonstrations du feu qui habite l’amoureux.

Mais la nature de cet amour n’est pas que charnelle : les deux anneaux qui s’enchevêtrent devant le précieux coffre à bijoux ainsi que la chapelle peinte sur la fabuleuse porcelaine chinoise évoquent une véritable intention d’engagement.

Notre tableau est une démonstration de la virtuosité du maître qui porte une grande attention à la lumière, la faisant jouer sur les surfaces des objets représentés en accentuant leur texture particulière : coquillage nacré, porcelaine, velours, fruits et feuilles.  

Notre précieuse peinture est délicatement soulignée par un cadre en bois sculpté et doré d’époque Louis XIII.

Dimensions ; 35,5 x 29 cm – 44 x 37,5 avec le cadre

François Habert (actif au XVIIe siècle). La biographie de François Habert est d’une grande pauvreté, son nom n’apparait que dans deux inventaires dont celui de Philippe de Champaigne.

Et bien que nous ignorions tout de sa formation, ses premières œuvres signées datent des années 1640. Les informations écrites sur son parcours manquant, son art et son style ne laissent aucun doute quand au fait qu’il ait été immergé dans le groupe de peintres hollandais et flamand qui travaillent à Saint-Germain-des-Prés. Les influences de Jan Davidsz de Heem, de Willem Kalf ou du flamand naturalisé français Jean-Michel Picart sont perceptibles dans son œuvre.

13 000 €
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