Saint Jérôme dans le désert – Ecole napolitaine du 17e siècle

Huile sur toile.

Avec une sensibilité exacerbée, notre peintre, que nous rattachons à l’école napolitaine, met en scène Saint-Jérôme dans le désert. Depuis le Moyen-Age, les artistes illustrent cet épisode avec un saint dans un âge avancé. Il s’agit là d’un anachronisme, car nous savons qu’il a entre 25 et 30 ans lorsqu’il se retire pour faire pénitence. Malgré ses cheveux blancs, l’auteur de la Vulgate est ici fort comme les rochers qui l’entourent.

Prétexte à une réflexion sur la vieillesse, la puissante figure de Saint-Jérôme émerge d’un fond sombre. La lumière circule sur son corps à peine voilé modelant les volumes et sondant les rides. Fidèle à la voie tracée par le Caravage, notre peintre offre au regard du spectateur l’intériorité du personnage dans un total dépouillement. Il pousse l’intensité dramatique de la scène à son paroxysme quand, pour illustrer la pénitence du saint, il place des linges maculés noués autour de son front et du mollet, probablement pour panser des plaies. Symbole de la vanité humaine, un crâne est posé sur des feuillets. Cette interprétation naturaliste, où la lumière est la clef de la dramatisation, est très émouvante.  

Après les deux séjours du Caravage à Naples, l’Espagnol Giuseppe de Ribera s’y installe et devient la tête de pont du caravagisme en Campanie. Pour sûr, notre peintre est un de ses nombreux émules.

L’œuvre est présentée dans un cadre en bois sculpté et doré, modèle dit Carlo Maratta.

Dimensions : 46 x 28 cm – 62 x 44 cm avec le cadre  

                                                                           

Vendu avec facture et certificat d'expertise.

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